A/HRC/39/41
51.
Le 20 juin 2017, le Rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de
l’homme s’est déclaré préoccupé par les informations faisant état d’actes de représailles
contre un membre de la Coalition de la société civile du Jammu-et-Cachemire, M. Kartik
Murukutla, en raison de sa coopération avec les mécanismes de l’ONU relatifs aux droits de
l’homme (IND 4/2017).
52.
Le Sous-Secrétaire général a transmis ces allégations par écrit le 7 juin 2018.
Le Gouvernement a répondu le 2 juillet 2018.
Israël
53.
En mai 2018, le Ministre de l’intérieur israélien n’a pas renouvelé le permis de
travail du directeur de l’ONG Human Rights Watch, Omar Shakir, et a ordonné son
expulsion 20 . M. Shakir se trouve toujours dans le pays, car la décision du Ministre est
actuellement examinée par un tribunal de district. Cette décision était fondée, entre autres,
sur les allégations selon lesquelles M. Shakir était favorable au boycott d’Israël. M. Shakir
aurait notamment déclaré qu’il appuyait la création par l’ONU d’une base de données
recensant les entreprises ayant des activités dans les colonies de peuplement israéliennes,
comme prévu dans la résolution 31/36 du Conseil des droits de l’homme.
Kirghizistan
54.
Le 25 juin 2018, le Comité des travailleurs migrants a pris contact avec le
Gouvernement au sujet du rapport parallèle qualifié de matériel extrémiste qui lui avait été
soumis en avril 2015 par les organisations de la société civile Anti-Discrimination Centre
Memorial et Bir Duino Kyrgyzstan avant l’examen du rapport du Kirghizistan21. En mai
2018, lors d’une visite au Kirghizistan, le Sous-Secrétaire général a appelé l’attention du
Gouvernement sur ces allégations.
Maldives
55.
Le 20 avril 2018, des titulaires de mandat au titre des procédures spéciales se sont
dits préoccupés par l’ouverture d’enquêtes sur Shahindha Ismail, du Maldivian Democracy
Network, au motif que celle-ci avait utilisé Twitter et participé à une manifestation parallèle
organisée en marge de la session de juin 2017 du Conseil des droits de l’homme
(MDV 3/2018). Mme Ismail continue de faire l’objet de menaces et d’actes de violence
fondée sur le genre, y compris de menaces de viol, en ligne. Le Gouvernement a répondu
aux allégations le 23 juillet 2018.
Mali
56.
Selon la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la
stabilisation au Mali (MINUSMA), des actes de représailles ont été commis par des acteurs
étatiques et des groupes armés non étatiques contre des personnes qui collaboraient avec la
Mission, y compris la Division des droits de l’homme et de la protection22. L’intimidation
et les menaces de mort sont des stratégies qui ont été utilisées par les groupes armés
terroristes et extrémistes pour menacer les personnes qui collaboraient avec les forces
nationales et internationales, notamment la MINUSMA.
Maroc
57.
Dans une décision du 15 novembre 2016, le Comité contre la torture a conclu à des
violations de la Convention par le Maroc dans l’affaire Naâma Asfari c. Maroc, dans
20
21
22
12
HCDH, « UN experts urge Israel not to deport Human Rights Watch official Omar Shakir » (19 mai
2018).
Voir communications des organisations de la société civile à la vingt-deuxième session du Comité des
travailleurs migrants.
MINUSMA et HDCH, « Droits de l’homme et processus de paix au Mali (janvier 2016-juin 2917) »
(février 2018), disponible à l’adresse suivante : https://minusma.unmissions.org/malgr%C3%A9-lamise-en-%C5%93uvre-de-l%E2%80%99accord-pour-la-paix-la-situation-des-droits-del%E2%80%99homme-demeure.
GE.18-13325