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Congo) dans le cadre de sa mission officielle il a été empêché de parler aux témoins des
massacres de partisans de Bundu Dia Kongo (BDK) perpétrés ces dernières années. Il
précise en outre que c’est apparemment le Gouverneur de la province qui a donné pour
instruction d’entraver son enquête officielle, le maire de Kisantu étant l’exécutant. La
situation s’est aggravée avec l’arrestation, dès le départ du Rapporteur spécial de Kisantu,
de la personne qui avait organisé la rencontre, et le Rapporteur spécial a dû revenir à
Kisantu pour obtenir sa libération. Le Rapporteur spécial a souligné qu’il craignait pour la
sécurité de cette personne ainsi que pour celle des autres témoins. À ce jour, aucune
réponse à cette communication n’a été reçue.
4.
Guatemala
23.
Plusieurs organisations autochtones du Guatemala, dont la Coordination nationale
des veuves du Guatemala (CONAVIGUA) et le Movimiento de Jóvenes Mayas, ainsi que
les communautés mayas Ixil affectées par l’installation de centrales hydroélectriques et les
12 communautés touchées par la construction d’une cimenterie à San Juan Sacatepéquez,
ont participé à la soixante-seizième session du Comité pour l’élimination de la
discrimination raciale qui s’est tenue à Genève en février 2010 et ont présenté à cette
occasion un rapport sur la situation des peuples autochtones et des défenseurs des droits de
l’homme au Guatemala. Depuis lors, les représentants de ces organisations sont la cible de
déclarations diffamatoires graves, diffusées sur Internet et par courrier électronique, les
qualifiant de «terroristes», de «Talibans du Guatemala/groupes d’Al-Qaida» et de «mauvais
Guatémaltèques». La Rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs des droits de
l’homme et le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme et des libertés
fondamentales des populations autochtones ont reçu des informations à ce sujet.
5.
Inde
24.
Le 29 juillet 2009, le Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à
la liberté d’opinion et d’expression, la Rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs
des droits de l’homme et la Rapporteuse spéciale sur la violence contre les femmes, ses
causes et ses conséquences, ont envoyé une lettre d’allégations au sujet de
Mme Harshinindar Kaur. En sa qualité de représentant de l’Association du développement
social et culturel Mbororo, Mme Kaur avait fait une déclaration publique lors de la onzième
session du Conseil des droits de l’homme (juin 2009), dans le cadre du débat général sur le
point 3 de l’ordre du jour du Conseil. Sa déclaration, à la fois écrite et orale, portait sur la
violence contre les femmes, et plus particulièrement sur les violations des droits
fondamentaux des femmes qui, en Inde, prennent la forme de foeticides et d’infanticides
visant les filles, de la pratique de la dot et du viol. Mme Kaur s’était dite préoccupée par ces
violations des droits fondamentaux et avait fourni quelques données statistiques à l’appui
de ses affirmations.
25.
Selon les renseignements communiqués, suite à cette déclaration faite l’après-midi
du 8 juin, Mme Kaur aurait été abordée, dans le bâtiment du Palais des Nations à Genève,
par une personne se présentant comme un «très haut fonctionnaire du Gouvernement
indien», qui l’aurait menacée de représailles. La personne en question aurait dit à Mme Kaur
que ses déclarations avaient été rapportées à des hauts fonctionnaires du pays et de la région
du Pendjab, lui demandant où se trouvait sa famille et lui déclarant qu’elle pourrait lui
causer des ennuis dès son retour en Inde. Par la suite, une personne décrite comme étant un
agent du Gouvernement central (Central Bureau of Investigation), s’est rendue au domicile
de Mme Kaur dans la région du Pendjab, pour l’interroger au sujet de sa déclaration devant
le Conseil des droits de l’homme.
26.
Le 29 décembre 2009, le Gouvernement indien a répondu à la communication des
rapporteurs spéciaux en indiquant qu’à l’examen de celle-ci, il avait constaté que les
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GE.10-13229