A/HRC/18/19
I.
Introduction
1.
Dans sa résolution 12/2, le Conseil des droits de l’homme s’est de nouveau déclaré
préoccupé par la persistance des cas signalés d’intimidation et de représailles contre des
particuliers et des groupes qui cherchaient à coopérer ou avaient coopéré avec
l’Organisation des Nations Unies (ONU), ses représentants et ses mécanismes dans le
domaine des droits de l’homme. Il a condamné tous les actes d’intimidation ou de
représailles de la part de gouvernements et d’acteurs non étatiques contre ces particuliers et
groupes. Il s’est également déclaré profondément préoccupé par la gravité des cas signalés
de représailles et par le fait que les victimes souffraient de violations de leurs droits
fondamentaux, y compris les droits à la vie, à la liberté et à la sécurité de leur personne,
ainsi que le droit de ne pas être soumis à la torture ni à d’autres traitements cruels,
inhumains ou dégradants. Le Conseil s’est dit profondément préoccupé également par les
informations faisant état d’incidents au cours desquels des particuliers avaient été empêchés
d’avoir recours aux procédures mises en place sous les auspices de l’Organisation des
Nations Unies pour assurer la protection des droits de l’homme et des libertés
fondamentales.
2.
Dans cette même résolution, le Conseil des droits de l’homme a invité le Secrétaire
général à lui soumettre un rapport annuel sur les représailles dont des personnes auraient été
victimes pour avoir coopéré avec l’ONU, ses représentants et ses mécanismes dans le
domaine des droits de l’homme.
3.
La question des représailles consécutives à une coopération avec les Nations Unies,
ses représentants et ses mécanismes dans le domaine des droits de l’homme a fait l’objet de
la plus grande attention au cours de la période considérée.
4.
Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) prend cette question très au
sérieux, comme le prouvent plusieurs interventions de la Haut-Commissaire et de la HautCommissaire adjointe. La Haut-Commissaire a maintes fois appelé l’attention sur les
menaces et les actes de violence dont sont victimes les défenseurs des droits de l’homme et
les militants de la société civile. Ainsi, à la quinzième session du Conseil des droits de
l’homme, elle a rappelé dans sa déclaration au titre du point 2 de l’ordre du jour les
menaces et les actes de violence subis par les défenseurs des droits de l’homme et les
militants de la société civile.
5.
La société civile a régulièrement attiré l’attention sur ce phénomène et la nécessité
de le contrer avec détermination, notamment par l’organisation de manifestations parallèles,
des interventions orales au sein du Conseil des droits de l’homme et des déclarations
publiques. En outre, la société civile a élaboré des mécanismes de protection pour les
personnes susceptibles de faire l’objet de représailles.
6.
Dans certaines résolutions relatives aux mandats des procédures spéciales, le Conseil
des droits de l’homme fait explicitement référence à la question des représailles, comme le
Groupe de travail sur la détention arbitraire1 et la Rapporteuse spéciale sur la torture et
autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants2. La question a été soulevée
dans le cadre de différents dialogues avec les titulaires de mandat au titre des procédures
spéciales, comme avec le Rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de
l’homme, le Groupe de travail sur la détention arbitraire et le Groupe de travail sur les
disparitions forcées ou involontaires .
1
2
4
Résolution 15/18 du Conseil des droits de l’homme, par. 8.
Résolution 16/23 du Conseil des droits de l’homme, par. 6 c).
GE.11-15072 (EXT)
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