A/HRC/18/19 sommaires ou arbitraires, Philip Alston. Au moment de l’achèvement du présent rapport, le Gouvernement kenyan n’avait pas répondu à la communication. 7. Malawi 49. Le 28 mars 2011, deux titulaires de mandat au titre des procédures spéciales ont adressé un appel urgent15 concernant la situation générale des défenseurs des droits de l’homme au Malawi et la campagne qui serait orchestrée contre la société civile. 50. Selon les informations reçues, le Gouvernement malawien aurait lancé une campagne publique d’intimidation contre des défenseurs des droits de l’homme pour empêcher les manifestations réclamant des réformes. Des personnalités de l’État auraient déclaré publiquement qu’elles étaient disposées à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour étouffer le mécontentement ambiant. 51. Il a également été rapporté que le Président s’était exprimé sur un groupe de défenseurs des droits de l’homme qui avait fait une déclaration à la seizième session du Conseil des droits de l’homme. Le Président aurait déclaré qu’un groupe d’une quinzaine de personnes parcourait l’Europe et donnait à entendre que le Gouvernement violait les droits de l’homme, interdisant aux professeurs d’université d’enseigner la révolution … Les autorités attendaient qu’ils reviennent et exposent leur programme. Un journal local aurait publié un article évoquant la possibilité d’une suspension de l’aide des Nations Unies au Malawi si les défenseurs des droits de l’homme continuaient à afficher un comportement irresponsable à l’égard du Conseil. Les médias contrôlés par l’État auraient relayé les critiques exprimées par des personnalités de l’État sur l’initiative des défenseurs des droits de l’homme considérée comme donnant une image négative du Président au Rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de l’homme. 52. Au moment de l’achèvement du présent rapport, le Gouvernement n’avait pas répondu à cette communication. 53. Le 24 mai 2011, deux titulaires de mandat au titre des procédures spéciales ont adressé un appel urgent16 concernant des menaces proférées à l’encontre de Benedicto Kondowe, directeur exécutif de la «Civil Society Coalition for Quality Basic Education» (Coalition de la société civile pour une éducation de base de qualité). M. Kondowe avait dénoncé publiquement le Gouvernement malawien pour des violations des droits de l’homme, en particulier dans le domaine de l’éducation. 54. Le 21 avril 2011, après que trois hommes inconnus se furent présentés au bureau de M. Kondowe et eurent demandé où il était puisqu’ils ne l’avaient pas trouvé, M. Kondowe aurait reçu un appel téléphonique anonyme. L’appelant aurait informé M. Kondowe qu’alerter la police et des organes internationaux comme les institutions des Nations Unies et les missions diplomatiques internationales sur la visite à son bureau par trois inconnus n’était pas très malin et que cet acte pouvait menacer sa sécurité. L’appelant aurait également déclaré que M. Kondowe était surveillé en raison de son poste à la Civil Society Coalition on Quality Basic Education et fait référence aux actions d’organisations de la société civile, leur reprochant d’accuser le Gouvernement malawien de violations des droits de l’homme. 55. Selon les informations reçues, M. Kondowe aurait reçu un autre appel anonyme le 23 avril 2011 au cours duquel il lui aurait été conseillé de quitter le pays. L’appelant aurait déclaré que si M. Kondowe n’obtempérait pas, il paierait le fait d’avoir publiquement critiqué le Gouvernement. 15 16 A/HRC/17/27/Add.1, par. 1510 à 1520. A/HRC/18/51. GE.11-15072 (EXT) 11

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