A/HRC/27/38 d’enquête criminelle, qui l’ont avertie qu’elle ne devait organiser aucune manifestation pendant la visite de la Haut-Commissaire. Le 3 septembre 2013, Selvakumar Krishnapillai a été interrogé à plusieurs reprises par deux hommes au sujet d’une requête présentée à la Haut-Commissaire. Deux jours plus tard, il a été invité à se présenter au Ministère de la défense 44 . À la date de l’établissement de la version finale du présent rapport, le Gouvernement n’avait pas répondu à la communication conjointe envoyée par plusieurs titulaires de mandat au titre des procédures spéciales. 33. Le 21 mars 2014, un groupe de titulaires de mandat au titre des procédures spéciales a envoyé une communication conjointe concernant les allégations selon lesquelles, le 6 mars 2014, l’entreprise de télédiffusion publique Sri Lanka Rupavahini Corporation avait accusé, dans son bulletin d’information en anglais, 24 organisations de la société civile d’avoir adressé au Conseil des droits de l’homme et à la communauté internationale un mémorandum conjoint issu de la société civile. Elle aurait également diffusé les noms complets et des photos des dirigeants de neuf organisations concernées ainsi que les noms des organisations de la société civile affiliées. Dans le même bulletin, l’entreprise aurait en outre accusé ces organisations d’avoir communiqué de fausses informations à la communauté internationale en vue de ternir l’image du pays. Elle aurait aussi affirmé que leur mémorandum porterait atteinte à la paix et à la réconciliation qui régnaient dans le pays entre différents groupes ethniques et régions, déclarant qu’il arrivait fréquemment que les ONG exagèrent les données concernant la situation à Sri Lanka pour obtenir des financements45. Lors de la finalisation du présent rapport, aucune réponse n’avait été reçue du Gouvernement. 34. Visuvalingam Kirupaharan, Secrétaire général du Centre tamoul pour les droits de l’homme, aurait reçu des menaces pendant la vingt-cinquième session du Conseil des droits de l’homme. Le 21 mars 2014, M. Kirupaharan a participé à une manifestation parallèle sur les droits de l’homme à Sri Lanka, organisée par la Fondation bouddhiste internationale. À la suite de cette manifestation, un journaliste, qui travaillait, selon des informations, au journal sri lankais Divaina, se serait adressé à M. Kirupaharan et lui aurait dit qu’il ne pouvait pas retourner à Sri Lanka et que s’il le faisait, cela pourrait avoir de graves conséquences. Le journaliste aurait dit à M. Kirupaharan que des photos le montrant au Conseil seraient publiées dans les journaux du pays46. À la date de l’établissement de la version finale du présent rapport, le Gouvernement n’avait pas répondu à la communication conjointe envoyée le 27 mars 2014 par trois titulaires de mandat au titre des procédures spéciales. 13. République arabe syrienne 35. Le 28 juin 2013, plusieurs titulaires de mandat au titre des procédures spéciales ont fait état d’allégations de représailles dirigées contre le Directeur du Centre syrien d’études juridiques, Khalil Matouk, et un membre du même centre, Mohammed Thatha 47 . M. Matouk avait communiqué aux titulaires de mandat des informations sur des cas de violations graves des droits de l’homme, notamment celui de l’arrestation d’un certain nombre d’individus lors d’une descente de police dans les bureaux du Centre syrien pour les médias et la liberté d’expression (voir par. 44 ci-après). M. Matouk et M. Thatha auraient été arrêtés le 2 octobre 2012. Contrairement aux déclarations officielles, M. Matouk serait détenu au secret dans des locaux des services du renseignement de l’armée de l’air depuis mars 2013, et son état de santé se serait dégradé. M. Thatha serait encore en détention. Le 31 mars 2014, dans sa réponse à la communication conjointe 44 45 46 47 GE.14-59951 A/HRC/26/21, affaire LKA 2/2014. A/HRC/27/72, affaire LKA 4/2014. A/HRC/27/72, affaire LKA 5/2014. A/HRC/25/74, affaire SYR 3/2013. 13

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