A/HRC/27/38
personnel, et leur ont bandé les yeux. Le lendemain matin, ils ont tous été libérés, sauf
M. Adel, et leurs biens leur ont été rendus. Pendant leur détention, ils auraient été forcés à
rester debout, menottés et les yeux bandés, et passés à tabac. Le 22 décembre 2013, M Adel
a été condamné à trois années d’emprisonnement et à une amende de 50 000 livres
égyptiennes (environ 7 000 dollars des États-Unis), soi-disant en raison de sa participation à
une manifestation pacifique le 26 novembre 2013. Le Gouvernement a répondu aux
allégations le 14 mars 2014 et indiqué que les mesures juridiques prises par les forces de
sécurité lors de l’arrestation de M. Adel n’avaient aucun lien avec le Centre ou ses
dirigeants31.
24.
Le 16 septembre 2013, trois rapporteurs spéciaux ont fait état d’allégations de
représailles à l’encontre d’Ahmed Mefreh Ali Elsaeidy, représentant de la Fondation
Alkarama en Égypte, qui était chargé de rassembler des informations sur les allégations de
violation des droits de l’homme dans le pays, afin de les soumettre aux mécanismes de
l’ONU relatifs aux droits de l’homme32. Le 1er septembre 2013, un mandat d’arrêt aurait été
émis contre M. Elsaeidy, l’accusant d’être membre d’une organisation armée. Les 6, 7 et
8 septembre 2013, des membres du Service de renseignements de la sûreté de l’État et des
forces centrales de sécurité se seraient rendu chez M. Elsaeidy, auraient intimidé sa femme
et son jeune fils, et fouillé son domicile. À la date d’établissement du présent rapport,
aucune réponse n’avait été reçue du Gouvernement.
7.
Israël
25.
Issa Amro, fondateur du groupe Youth Against Settlements (Les jeunes contre les
colonies) qui a remporté le prix Défenseur des droits de l’homme de l’année 2010 en
Palestine du HCDH, a fait deux déclarations lors de la vingt-troisième session du Conseil
des droits de l’homme, le 10 juin 2013, et a participé à une manifestation parallèle sur les
droits de l’homme en Palestine le 11 juin 2013. Le 8 juillet 2013, après son retour, des
soldats israéliens lui ont confisqué son passeport et l’ont emmené au poste de la police
militaire israélienne d’Hébron, où il a été battu jusqu’à ce qu’il s’effondre, menacé de mort
et laissé couché et menotté sur une civière pendant plusieurs heures avant d’être emmené à
l’hôpital. M. Amro a été convoqué au poste de police le lendemain, où il a été interrogé
pendant plusieurs heures. Le 25 juillet 2013, au moins 12 soldats israéliens se seraient
rendus au siège du Youth Against Settlements et auraient harcelé les personnes qui étaient
présentes. Le jour suivant, M. Amro et trois autres personnes ont été la cible de tirs devant
le siège et, deux jours plus tard, plusieurs oliviers aux alentours ont été brûlés33. À la date
de l’établissement du présent rapport, le Gouvernement n’avait pas répondu à la
communication conjointe envoyée le 2 août 2013 par un groupe de titulaires de mandat au
titre des procédures spéciales.
8.
Kenya
26.
Au début de juillet 2013, plus de 20 familles de personnes disparues lors d’une
opération contre les Forces de défense des terres des Sabots, connue sous le nom d’« Okoa
Maisha » et menée conjointement par l’armée et la police en mars et avril 2008 dans le
district du mont Elgon au Kenya, ont été invitées par des agents de la police à se présenter
au commissariat. La police les aurait interrogées sur leur coopération avec les mécanismes
des droits de l’homme de l’ONU à Genève, et les aurait contraintes de signer des
déclarations écrites, dont elles n’auraient pas été autorisées à lire le contenu. Le 5 juillet
2013, une ONG locale a publié un communiqué de presse dans lequel elle demandait que
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Ibid.
A/HRC/25/74, affaire EGY 14/2013.
A/HRC/25/74, affaire ISR 7/2013.
GE.14-59951