A/HRC/30/29 7. Honduras 21. Le 5 mai 2015, plusieurs titulaires de mandat au titre des procédures spéciales ont évoqué des allégations concernant des actes d’intimidation à l’égard de membres de Plataforma EPU, un réseau de 51 organisations de la société civile, pour leur collaboration au processus d’Examen périodique universel du Honduras avant l’examen du 8 mai 2015 proprement dit (A/HRC/30/27 affaire HND 1/2015). Les 6 et 7 avril 2015, des fonctionnaires ont publiquement mis en garde la communauté nationale et internationale contre une campagne de diffamation entreprise par certaines organisations non gouvernementales dans le but d’entacher l’image du pays à l’occasion de l’Examen. Le 9 avril, le Commissaire national aux droits de l’homme aurait prévenu que certains groupes pourraient utiliser certains événements pour promouvoir leurs propres intérêts, faisant spécifiquement référence aux informations communiquées par des organisations non gouvernementales pour l’Examen du Honduras. Les médias auraient réitéré pendant plusieurs jours ces déclarations stigmatisantes, y compris le 10 avril, lorsqu’ils ont allégué que certains groupes entendaient saborder l’Examen du Honduras. Le 13 avril, dans une déclaration publique, un parlementaire aurait laissé entendre que ces organisations ont été rémunérées pour discréditer le pays (ibid.). Lors de la finalisation du présent rapport, aucune réponse n’avait été reçue du Gouvernement. 8. République islamique d’Iran 22. Le 11 juin 2014, plusieurs titulaires de mandat au titre des procédures spéciales se sont dits gravement préoccupés par les allégations de représailles à l’encontre de Omid Behrouzi, Behnam Ebrahimzadeh, Mohammad Sadiq Kabudvand, Sa’id Matinpour, Hossein Ronaghi-Maleki et Abdolfattah Soltani, tous défenseurs des droits de l’homme détenus à la prison d’Evin parce que certains d’entre eux avaient collaboré avec les mécanismes des droits de l’homme des Nations Unies (A/HRC/28/85, affaire IRN 9/2014). Le 17 avril 2014, lors de l’inspection des effets personnels des détenus dans l’aile 350 de la prison d’Evin, les six hommes, ainsi que d’autres détenus, auraient été sévèrement passés à tabac par des gardiens de prison et des agents de sécurité, puis transférés à l’isolement pendant une période allant de quelques jours à deux mois. Le 22 avril 2014, le Président de la Commission parlementaire de la sécurité nationale aurait partiellement justifié cette action de la police en l’attribuant en partie à « une série de rapports montés de toute pièce et infondés » qui auraient été transmis depuis l’intérieur de la prison d’Evin à des « éléments provocateurs tels que le Rapporteur sur la situation des droits de l’homme en Iran » (ibid.). À la date où l’on mettait la dernière main au présent rapport, aucune information n’avait été reçue du Gouvernement. 23. Le 15 juillet 2014, plusieurs titulaires de mandat au titre des procédures spéciales ont fait référence à des allégations de représailles à l’encontre de Hadi Esmaeilzadeh, avocat des droits de l’homme et ancien membre du Centre des défenseurs des droits de l’homme qui a été contraint de fermer en décembre 2008 (A/HRC/28/85, affaire IRN 12/2014). Le 31 mai 2014, le tribunal révolutionnaire islamique a condamné M. Esmaeilzadeh à trois ans de prison pour sa collaboration avec les défenseurs du Centre des droits de l’homme et à une année d’emprisonnement supplémentaire pour avoir « diffusé de la propagande contre l’État » prétendu en envoyant des rapports mensuel établis par le Centre au Conseil et à d’autres organisations des droits de l’homme. Dans sa lettre datée du 7 janvier 2015, le Gouvernement a déclaré qu’il communiquerait les précisions du Conseil supérieur de la magistrature pour les droits de l’homme de la République islamique d’Iran concernant le cas de M. Esmaeilzadeh dès qu’il les aurait reçues. Il a toutefois souligné que les allégations concernant des actes de représailles n’étaient pas fondées et avaient été réfutées par des fonctionnaires judiciaires iraniens (ibid.). À la date où GE.15-13885 9/21

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