A/HRC/42/30
B.
Résumé des affaires
Algérie
36.
En juillet 2018, le Comité des droits de l’homme a demandé à l’Algérie de garantir
que les personnes qui coopéraient avec le Comité ne subissent pas de représailles et
d’abandonner les accusations retenues contre les individus poursuivis pour avoir coopéré avec
le Comité, de les remettre en liberté et de les indemniser (voir CCPR/C/DZA/CO/4, par. 8 b)).
Bahamas
37.
Le 30 mai 2019, le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des
femmes a envoyé au Gouvernement une lettre concernant M me Alicia Wallace, une
militante travaillant sur les droits des femmes et les questions de genre. Elle et ses collègues
auraient essuyé des commentaires désobligeants de la part de l’animateur d’une émission de
radio bien connue et de ses auditeurs, notamment pour avoir coopéré avec le Comité en
octobre 2018. Le Gouvernement a répondu le 22 juin 2019.
Bahreïn
38.
En juillet 2018, le Comité des droits de l’homme a pris note avec préoccupation de
nombreuses informations faisant état des représailles qu’auraient subies des défenseurs des
droits de l’homme et des journalistes bahreïniens, en particulier lorsqu’ils collaboraient
avec les organes conventionnels et le Conseil des droits de l’homme (voir
CCPR/C/BHR/CO/1, par. 59). Le Comité a noté avec inquiétude les cas de M. Sayed
Ahmed Al-Wadaei et Mme Ebtesam Abdulhusain Ali-Alsaegh.
39.
Selon des informations communiquées au HCDH, les interdictions de voyager
demeureraient en vigueur, ce qui avait empêché des représentants de la société civile
bahreïnienne (leurs noms ne sont pas mentionnés par crainte qu’ils ne subissent de
nouvelles représailles) de participer à la session du Conseil des droits de l’homme de mars
2019. Il est fait mention à l’annexe II d’allégations d’actes de représailles que
continueraient de subir M. Sayed Ahmed Al-Wadaei, Mmes Hajar Mansoor Hassan,
Medina Ali, Najah Yusuf, Ebtesam Abdulhusain Ali-Alsaegh et M. Nabeel Rajab. Le
Gouvernement a répondu le 19 juin 2019.
Bangladesh
40.
D’après les renseignements communiqués, certains défenseurs des droits de
l’homme et représentants des peuples autochtones, en particulier des Chittagong Hill Tracts,
auraient été victimes d’actes d’intimidation au cours de la session d’avril 2019 de l’Instance
permanente sur les questions autochtones, qui s’est tenue à New York. Ils avaient été suivis
et filmés sans leur consentement, et avaient été sommés de ne pas prendre la parole au
cours des réunions publiques, de sorte qu’ils s’étaient abstenus de parler aux fonctionnaires
des Nations Unies. Il est fait mention à l’annexe II d’allégations d’actes de représailles qui
continueraient de viser Odhikar et le personnel de cette ONG. Le Gouvernement a répondu
le 5 juillet 2019.
Bénin
41.
En juillet 2018, le Sous-Comité pour la prévention de la torture et autres peines ou
traitements cruels, inhumains ou dégradants a indiqué que les personnes placées en
détention redoutaient de parler à la délégation du Sous-Comité par crainte des représailles,
en particulier au poste de police d’Agblangandan et à la prison de Cotonou. Le Comité a
demandé au Gouvernement de rendre compte des mesures prises pour prévenir les actes de
représailles (voir CAT/OP/BEN/3, par. 107 et 108).
Bolivie (État plurinational de)
42.
En juillet 2018, le Sous-Comité pour la prévention de la torture et autres peines ou
traitements cruels, inhumains ou dégradants a indiqué que des membres de sa délégation
n’avaient pu s’entretenir en privé avec des détenus de deux prisons, notamment parce que
GE.19-15332
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