A/HRC/39/41
30.
Le Sous-Secrétaire général a transmis ces allégations par écrit le 15 juillet 2017 et le
29 mai 2018. Le Gouvernement a répondu le 25 juin 2018.
Cameroun
31.
Le 26 octobre 2017, des titulaires de mandat au titre des procédures spéciales se sont
déclarés préoccupés par la nature de plus en plus menaçante des agressions physiques et des
actes d’intimidation et de harcèlement dont étaient victimes M me Maximilienne Ngo Mbe,
du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale, et M me Alice Nkom,
membre de ce même réseau ainsi que d’une association de défense des droits des
lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexes, en raison de leur participation à
l’examen du Conseil des droits de l’homme concernant le Cameroun, qui a eu lieu à
Genève (CMR 5/2017). Le Gouvernement a répondu aux allégations le 17 juillet 2018.
Chine
32.
Le 18 juin 2018, dans la déclaration liminaire qu’il a prononcée à la trente-huitième
session du Conseil des droits de l’homme, le Haut-Commissaire aux droits de l’homme a
appelé l’attention sur les efforts constants que la Chine déployait pour empêcher les
membres indépendants de la société civile de collaborer avec les mécanismes des Nations
Unies relatifs aux droits de l’homme, entre autres dans le cadre des examens conduits par
les organes conventionnels, de l’Examen périodique universel du Conseil des droits de
l’homme et des activités de nombreux titulaires de mandat au titre des procédures spéciales,
et a encouragé les autorités à permettre à tous les acteurs de contribuer à tous les
mécanismes internationaux relatifs aux droits de l’homme. D’après les informations
recueillies, plusieurs militants, défenseurs des droits de l’homme et avocats auraient été
soumis à des interdictions de voyager, auraient fait l’objet de surveillance, de mauvais
traitements ou de torture, ou auraient été détenus, parfois au secret, en raison de leur
collaboration avec l’ONU (voir annexes I et II). Le Gouvernement a répondu aux
allégations le 31 juillet 2018.
Colombie
33.
Le 1er février 2018, des titulaires de mandat au titre des procédures spéciales ont
appelé l’attention sur les allégations de menaces de mort proférées par des groupes
paramilitaires contre M. Germán Graciano Posso, membre de la Communauté de paix de
San José de Apartadó, en raison de sa participation au Forum des Nations Unies sur les
entreprises et les droits de l’homme à Genève en 2017 (COL 1/2018).
Cuba
34.
Le 11 mai 2018, la porte-parole du Haut-Commissaire aux droits de l’homme a
déclaré que le HCDH avait reçu des informations inquiétantes indiquant que les autorités
cubaines avaient empêché des défenseurs des droits de l’homme et des représentants de la
société civile de prendre des vols pour aller assister à des réunions à l’étranger, y compris
des réunions de l’ONU, sous prétexte qu’elles devaient procéder à des contrôles d’identité
plus approfondis. Ainsi, 14 citoyens cubains ont été informés par les autorités que le
système informatique exigeait qu’ils se soumettent à un contrôle supplémentaire, ce qui
leur a fait manquer leur vol, et donc la réunion. Les titulaires de mandat au titre des
procédures spéciales ont évoqué plusieurs cas individuels (CUB 1/2018). Le Gouvernement
a répondu aux allégations le 4 avril 2018.
35.
Le Sous-Secrétaire général a transmis ces allégations par écrit le 11 avril 2018.
Le Gouvernement y a répondu le 10 mai 2018.
République démocratique du Congo
36.
La Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République
démocratique du Congo a signalé de multiples actes d’intimidation et de représailles contre
des personnes qui avaient coopéré avec elle, en particulier avec son équipe conjointe de
spécialistes des droits de l’homme, au sujet d’incidents impliquant l’Agence nationale de
GE.18-13325
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