A/HRC/33/19 deux rapports précédents et toute information complémentaire les concernant est fournie dans le présent rapport. 19. Je tiens à souligner que le présent rapport ne rend pas compte de toutes les affaires. Il a été élaboré dans le strict respect du principe de « ne pas nuire » et conjointement à une étude de risque pour chaque cas notifié et réputé crédible. En conséquence, la décision a été prise de ne pas inclure les affaires pour lesquelles le risque de nuire à la sécurité et au bien-être des individus concernés ou des membres de leur famille était considéré trop élevé. B. Résumé des affaires 1. Australie 20. Le 25 septembre 2015, le Rapporteur spécial sur les droits de l’homme des migrants a annoncé qu’il reportait sa visite officielle en Australie, après plusieurs échanges de vues avec le Gouvernement. Sa décision était motivée par des raisons de protection : il n’avait pas obtenu l’assurance écrite que les personnes l’assistant dans sa mission ne risqueraient pas de subir d’intimidations ou de représailles sous la forme de sanctions au titre de la loi de 2015 sur la force frontalière, qui dispose que les prestataires de services auprès des centres de détention sont passibles d’une peine de deux ans d’emprisonnement s’ils divulguent des informations protégées. Le Rapporteur spécial a indiqué que les menaces de représailles visant les personnes qui voudraient coopérer avec lui à l’occasion de sa visite officielle ne sauraient être acceptées 6 . Après l’ajournement de la visite, le Rapporteur spécial et le Gouvernement australien ont poursuivi leurs échanges, qui ont abouti à la délivrance d’assurances écrites, en décembre 2015, et à la décision d’organiser la visite dans le pays en novembre 2016. 2. Burundi 21. Au cours de leur visite dans leur pays, en mars 2016, les experts chargés de l’Enquête indépendante des Nations Unies sur le Burundi ont eu connaissance d’actes présumés d’intimidation et de représailles de la part des Services nationaux du renseignement à l’encontre de membres d’ONG avec lesquels ils s’étaient entretenus. Se sentant menacés, plusieurs défenseurs des droits de l’homme ont fui le pays et ont affirmé par la suite qu’ils continuaient de craindre pour la sécurité des membres de leur famille restés au Burundi (voir A/HRC/33/32, BDI 5/2016). Dans leur exposé oral à la trente et unième session du Conseil des droits de l’homme, le 22 mars 2016, les experts indépendants ont déclaré que les faits rapportés étaient inquiétants et que le Gouvernement burundais devrait s’engager à agir avec la diligence voulue pour que les personnes participant à la mission ainsi que d’autres observateurs ne fassent pas l’objet de représailles. À la date d’établissement du présent rapport, aucune réponse n’avait été reçue du Gouvernement. 3. Chine 22. Dans ses observations finales sur le cinquième rapport périodique de la Chine, le Comité contre la torture a exprimé sa préoccupation concernant les actes d’intimidation et de représailles dont plusieurs défenseurs des droits de l’homme auraient fait l’objet en raison de leur coopération avec le Comité. Sept défenseurs des droits de l’homme chinois, qui avaient tenté de se rendre à Genève pour assister à l’examen par le Comité du rapport de la Chine, auraient été menacés de sanctions professionnelles par les autorités du pays. Ceux qui avaient désobéi aux instructions des autorités auraient été placés en détention au 6 8 HCDH, « Migrants/human rights : Official visit to Australia postponed due to protection concerns », 25 septembre 2015. GE.16-14150

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