A/HRC/33/19 Devant son refus, les policiers auraient continué à la menacer, ainsi que sa famille. À la date d’établissement du présent rapport, aucune réponse n’avait été reçue du Gouvernement. C. Informations sur le suivi des affaires exposées dans les précédents rapports 1. Chine 39. Le cas de Cao Shunli était mentionné dans mes deux précédents rapports (voir A/HRC/27/38, par. 17 à 19, et A/HRC/30/29, annexe, par. 1). Mme Cao avait milité activement en faveur de la transparence et d’une plus grande participation de la société civile à l’Examen périodique universel de la Chine. Elle aurait été arrêtée pour cette raison, puis détenue et privée de soins médicaux, ce qui aurait entraîné sa mort le 14 mars 2014. Dans un droit de réponse exercé lors de la trentième session du Conseil des droits de l’homme, le représentant de la Chine a déclaré que M me Cao n’était certainement pas une défenseure des droits de l’homme et qu’elle avait fait l’objet d’une enquête en septembre 2013 car elle était accusée de causer des troubles. Elle était morte d’une défaillance organique due à la tuberculose, malgré de bons soins médicaux et des tentatives pour la sauver. En outre, cette question ne concernait pas les droits de l’homme, mais plutôt l’État de droit, la souveraineté juridique de la Chine et son indépendance. Les pouvoirs publics prendraient les mesures adéquates concernant toute personne impliquée dans des activités criminelles, conformément à la loi8. 2. Chypre 40. Dans mon précédent rapport, j’ai mentionné des allégations de représailles dirigées contre Doros Polykarpou, Directeur général de l’organisation Action pour la solidarité, l’égalité et la lutte contre le racisme, parce qu’il avait soumis au Comité contre la torture un rapport parallèle sur la situation des sans-papiers placés en détention, avant l’examen du quatrième rapport périodique de Chypre (voir A/HRC/30/29, par. 18). Le 22 septembre 2015, durant le débat général au titre du point 5 de l’ordre du jour de la trentième session du Conseil des droits de l’homme, le représentant de Chypre a fait part de la volonté de l’État de prévenir les représailles et, en s’appuyant sur sa réponse du 5 août 2014, a souligné qu’il ne s’agissait pas de représailles contre un militant, mais d’une réaction licite et proportionnée, encourue par tout citoyen qui ne se plierait pas dans le temps imparti à ses obligations concernant le paiement d’une amende à laquelle il aurait été condamné par un tribunal. Le représentant a exprimé l’espoir que les titulaires de mandat concernés conviendraient que le travail des défenseurs des droits de l’homme, avec tout le respect qui leur était dû, ne pouvait en aucun cas conduire à ignorer la règle, fondamentale pour une démocratie, de l’égalité devant la loi. 3. Érythrée 41. Dans mon précédent rapport, j’ai mentionné les risques de représailles auxquels s’expose quiconque coopère avec la Commission d’enquête sur les droits de l’homme en Érythrée comme l’un des principaux problèmes auquel la Commission a dû faire face dans l’accomplissement de son mandat (voir A/HRC/30/29, par. 19). Dans son rapport sur son deuxième mandat, la Commission a indiqué que la protection des témoins et des victimes restait une préoccupation majeure, et a ajouté que la quasi-totalité des personnes avec lesquelles ses membres avaient été en contact disaient qu’elles craignaient des représailles 8 14 http://webtv.un.org/meetings-events/human-rights-council/regular-sessions/30th-session/watch/ clustered-id-wg-on-arbitrary-detention-sr-on-contemporary-forms-of-slavery-3rd-meeting-30thregular-session-of-human-rights-council/4484127097001. GE.16-14150

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