A/HRC/33/19 d’une militante des droits de l’homme, pendant la visite officielle dans le pays de la Rapporteuse spéciale sur la violence contre les femmes, ses causes et ses conséquences, du 13 au 24 mai 2015 (voir A/HRC/32/53, SDN 7/2015). Le 16 mai 2015, ces quatre personnes s’entretenaient avec un fonctionnaire de l’ONU dans le hall d’un hôtel, lorsqu’elles se sont rendu compte qu’elles étaient surveillées par des membres des services nationaux de renseignement et de sécurité. Ne se sentant plus en sécurité du fait de cette présence, elles ont écourté l’entrevue. Alors que ces personnes quittaient l’hôtel, les agents de l’État ont menacé les deux femmes et ont fait entrer de force les deux hommes dans une camionnette, afin de les conduire à un poste de police, où ils ont été retenus pendant environ sept heures. Ils ont été libérés après que la Rapporteuse spéciale, témoin des événements, eut contacté le Ministère des affaires étrangères. Après le départ de la Rapporteuse spéciale, les quatre personnes en question ont continué d’être menacées par des agents de l’État. Dans le cas de l’une d’elles, des menaces de mort ont été proférées et des visites ont été rendues aux membres de sa famille. Par lettre datée du 11 avril 2016, le Gouvernement a répondu que les actes susmentionnés s’expliquaient par des raisons de sécurité, qu’ils étaient destinés à protéger l’hôtel et ses clients et qu’ils avaient été le fait de membres de la police touristique (voir A/HRC/33/32, SOM 2/2016). Il a donné les mêmes explications dans ses observations sur le rapport établi par la Rapporteuse spéciale à l’issue de sa visite dans le pays (voir A/HRC/32/42/Add.4, par. 5 et 6). 29. Dans son rapport, la Rapporteuse spéciale a appelé l’attention sur le cas susmentionné, mais aussi sur le fait que de nombreuses organisations et militants des droits des femmes avaient décidé de ne pas la rencontrer par peur de représailles et que, bien qu’elle ait fait part de ses préoccupations aux autorités, elle a continué d’être informée d’actes de représailles présumés après son départ du pays, lesquels visaient des personnes avec qui elle avait été en contact ou qui avaient essayé de la rencontrer (voir A/HRC/32/42/Add.1, par. 5 à 8). Le Gouvernement a répondu que ces assertions étaient « étranges et déroutantes » et a fait observer que des fonctionnaires du Programme des Nations Unies pour le développement avaient refusé l’entrée à leurs locaux à des membres d’organisations des droits des femmes qui souhaitaient rencontrer la Rapporteuse spéciale pour des raisons de procédure (voir A/HRC/32/34/Add.4, par. 5 et 6). 30. Le 9 mai 2016, deux titulaires de mandat ont conjointement fait état d’actes de représailles présumés contre deux défenseurs des droits de l’homme qui projetaient de participer aux réunions qui seraient consacrées à l’Examen périodique universel du Soudan, en mai 2016 à Genève (voir A/HRC/33/32, SDN 4/2016). Le 23 mars 2016, Mme Sawsan Hassan et M. Muawia Shaddad, membres de « Our Rights Group », coalition d’organisations de la société civile qui avait soumis un rapport sur la situation des droits de l’homme au Soudan dans le cadre de l’Examen périodique universel, ont été empêchés d’embarquer dans un avion reliant Khartoum à Genève par des agents des services nationaux du renseignement et de la sécurité. Une fois leurs passeports confisqués, tous deux ont été informés qu’ils étaient visés par une interdiction de voyager et qu’ils devaient se présenter le lendemain au siège des services de sécurité, à Khartoum. Leurs passeports leur ont finalement été restitués au milieu du mois d’avril 2016. À la date d’établissement du présent rapport, aucune réponse n’avait été reçue du Gouvernement. 9. Ouganda 31. Le 21 avril 2016, un groupe de titulaires de mandat a évoqué les actes de représailles dont aurait fait l’objet M. Douglas Bulongo, Directeur exécutif de l’United Association for Peace and Development, pour avoir participé à une contribution de la Fédération luthérienne mondiale à l’Examen périodique universel de l’Ouganda, prévu en novembre 2016 (voir A/HRC/33/32, UGA 2/2016). Le 1er mars 2016, alors que M. Bulongo venait de participer à une réunion préparatoire en rapport avec cette contribution, des hommes armés ont fait irruption chez lui et ont rassemblé tous les membres de sa famille dans une pièce. GE.16-14150 11

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