A/HRC/14/19
allégations n’étaient pas conformes à la réalité. Aucun fonctionnaire du Gouvernement
n’avait abordé la personne en question, le 8 juin 2009, à Genève. Quant à l’allégation
concernant la visite d’un agent du Central Bureau à son domicile au Pendjab, elle avait été
vérifiée auprès de l’agence locale de cet organisme qui avait constaté qu’elle était inexacte.
Suite aux allégations formulées, le Central Bureau a communiqué à l’intéressée les
coordonnées de la personne à qui s’adresser au cas où elle serait à nouveau abordée par
quelqu’un qui déclarerait agir en son nom.
6.
Iran (République islamique d’)
27.
Le 3 juin 2009, le Président-Rapporteur du Groupe de travail sur la détention
arbitraire, la Rapporteuse spéciale sur l’indépendance des juges et des avocats, le
Rapporteur spécial sur le droit qu’a toute personne de jouir du meilleur état de santé
physique et mentale possible et le Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou
traitements cruels, inhumains ou dégradants, ont adressé conjointement un appel urgent à la
République islamique d’Iran en faveur de l’Ayatollah Sayed Hossein Kazemeyni
Boroujerdi, condamné en 2007 à onze ans de prison. À en juger par les informations dont
on dispose, l’intéressé aurait été soumis à la torture et à des mauvais traitements depuis son
arrestation et des soins lui seraient refusés alors qu’il souffre de la maladie de Parkinson et
de diabète, ainsi que de tension artérielle, d’asthme et de problèmes rénaux et cardiaques.
L’Ayatollah Boroujerdi, qui milite pour l’organisation d’élections démocratiques en
République islamique d’Iran, aurait adressé le 29 avril 2009 une lettre ouverte au Secrétaire
général des Nations Unies pour demander l’organisation d’une réunion d’experts
internationaux chargés d’examiner la question de la République islamique d’Iran, afin
d’aider le peuple iranien à organiser un référendum libre et régulier. Le 5 mai 2009, il aurait
été victime de brutalités.
7.
Israël
28.
Le Haut-Commissariat a reçu des informations concernant les tentatives du
Gouvernement israélien visant à réduire le soutien financier accordé aux organisations de
défense des droits de l’homme qui travaillent dans le territoire palestinien occupé, en
particulier celles qui coopèrent avec la Mission d’établissement des faits de l’Organisation
des Nations Unies sur le conflit de Gaza (A/HRC/13/55, par. 46). Par ailleurs, un groupe
d’ONG israéliennes a adressé une lettre ouverte à des hauts responsables du Gouvernement
pour dénoncer l’augmentation du nombre d’agressions dirigées contre des organisations de
défense des droits de l’homme, notamment celles qui coopéraient dans le cadre de la
Mission d’établissement des faits, indiquant que, suite à la présentation du rapport de la
Mission, des hauts fonctionnaires du Gouvernement israélien et des responsables de la
sécurité avaient tenté de remettre en question la légitimité des activités des organisations de
la société civile travaillant dans le domaine des droits de l’homme et d’en restreindre le
champ. Au cours d’une rencontre avec de hauts fonctionnaires de l’Organisation des
Nations Unies en mars 2010, Israël a déclaré que ces allégations étaient sans fondement. Il
a indiqué que les ONG, qu’elles soient nationales ou internationales, constituaient une
partie active de la trame démocratique du pays et que rien n’était entrepris pour
«délégitimer» le travail important qu’elles accomplissaient.
8.
Kenya
29.
Le Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires
s’est rendu au Kenya du 16 au 25 février 2009. Dans son rapport de mission
(A/HRC/11/2/Add.6), il a indiqué que «[n]ombre des défenseurs des droits de l’homme qui
[avaient] témoigné auprès [de lui] lors de sa mission [avaient] été menacés et harcelés par
des membres des forces de sécurité et autres fonctionnaires. Deux militants
particulièrement actifs en matière de dénonciation des faits commis par les escadrons de la
GE.10-13229
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