A/HRC/14/19
représailles. Ils peuvent notamment à cet effet soutenir publiquement les activités
menées en faveur de la défense des droits de l’homme et de la coopération avec
l’Organisation des Nations Unies, ses représentants et ses mécanismes dans le domaine
des droits de l’homme, et prendre des mesures pour informer la population des
différents moyens de coopérer avec l’Organisation des Nations Unies. Ils doivent
également veiller à ce que ceux qui ordonnent ou accomplissent de tels actes
d’intimidation et de représailles soient poursuivis.
56.
Il est impératif que tous les actes d’intimidation et de représailles soient
rapidement et effectivement poursuivis et traités de manière appropriée afin de lutter
contre l’impunité. Les auteurs de ces actes devraient être traduits en justice et les
victimes devraient disposer des voies de recours appropriées.
57.
La dénonciation publique de ces actes et leur signalement auprès des
mécanismes relatifs aux droits de l’homme compétents contribueront également à la
lutte contre l’impunité qui est liée à ces actes. La société civile a un rôle important à
jouer à cet égard.
58.
Le Secrétaire général en appelle à toutes les parties prenantes concernées,
parmi lesquelles l’Organisation des Nations Unies, ses représentants et ses
mécanismes dans le domaine des droits de l’homme, pour qu’elles continuent à
donner à cette question la priorité qu’elle mérite et à prendre toutes les mesures
nécessaires pour endiguer ce phénomène inacceptable. Il pourrait être bon d’étendre
les pratiques de certains mécanismes de protection des droits de l’homme qui
consistent à recueillir des renseignements sur des cas d’intimidation et de représailles
et à les rendre publics avec l’accord de la victime pour faire en sorte que tous les cas
de représailles soient connus et suivis d’une décision.
GE.10-13229
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