A/HRC/18/19 C. Informations sur le suivi des affaires exposées dans les précédents rapports 1. Colombie 74. En ce qui concerne l’assassinat d’Edwin Legarda, évoqué dans mon rapport sur l’état d’avancement des rapports et des études relatifs à la coopération avec les représentants d’organes de l’Organisation des Nations Unies chargés des droits de l’homme en 2009,20 la délégation colombienne a indiqué au cours du dialogue interactif avec le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme et des libertés fondamentales des populations autochtones, qui s’est tenu lors de la quinzième session du Conseil des droits de l’homme, que l’enquête avait quelque peu progressé. Selon la délégation colombienne, la lutte contre l’impunité demeure une priorité nationale et, à ce titre, il est encourageant de savoir qu’une condamnation à 40 années d’emprisonnement a été prononcée récemment à l’encontre de sept anciens soldats coupables de l’assassinat du chef autochtone Edwin Legarda le 16 décembre 2008. 2. Guatemala 75. S’agissant du cas de différentes organisations autochtones du Guatemala mentionnées dans mon précédent rapport annuel21, deux titulaires de mandat au titre des procédures spéciales ont adressé un appel urgent le 12 mars 2010 exprimant des préoccupations sur le fait que la campagne de diffamation orchestrée contre les organisations susmentionnées pouvait être liée à leur participation à la soixante-sixième session du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale. 76. Le Gouvernement guatémaltèque a répondu à l’appel urgent adressé par les rapporteurs spéciaux dans une lettre datée du 21 mai 2010. Il a reconnu les faits et évoqué une lettre reçue par la section des droits de l’homme du bureau du procureur contenant des informations sur ces affaires. Le bureau du procureur a demandé à la police d’assurer sans délai la sécurité des organisations concernées, ainsi que l’intégrité physique et psychologique des personnes. Le Gouvernement a indiqué qu’il était disposé à fournir d’autres informations dans le cas où les organisations concernées décideraient d’intenter une action en justice. 3. République islamique d’Iran 77. S’agissant de l’affaire de l’Ayatollah Sayed Hossein Kazemeyni Boroujerdi mentionnée dans mon rapport précédent22, elle a fait l’objet d’une nouvelle communication adressée le 5 mai 2010 par plusieurs rapporteurs spéciaux23. Le Gouvernement iranien a indiqué par une lettre en date du 7 octobre 201024, que M. Boroujerdi avait été arrêté au motif d’avoir établi une secte religieuse extrémiste, d’agir et d’organiser des actions destinées à détruire les biens publics, d’avoir mis le feu à plusieurs motocyclettes et bus et d’avoir dissimulé deux armes à feu. Aux dires du Gouvernement, il a été condamné à dix années d’emprisonnement à la fin de la procédure judiciaire. En République islamique d’Iran, personne n’est poursuivi pour ses croyances ou des modes de pensée différents. L’affaire a été reprise dans le rapport du Secrétaire général sur la situation des droits de l’homme en République islamique d’Iran25. Au moment de la rédaction de ce rapport, les autorités iraniennes avaient déclaré que l’Ayatollah Boroujerdi était en bonne santé, avait 20 21 22 23 24 25 14 A/HRC/10/36, par. 9. A/HRC/14/19, par. 23. Ibid., par. 27. A/HRC/16/52/Add.1, par. 79. Ibid., par. 99. A/65/370, par. 5. GE.11-15072 (EXT)

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