A/HRC/18/19
accusé d’avoir invité des médias internationaux à des manifestations, participé aux
manifestations et collecté des informations à leur sujet.
65.
Le 2 mai 2011, M. Al Manasif aurait été transféré au commissariat d’Al Thakbah, Al
Manteka Al Sharkieh, où il aurait été détenu au secret.
66.
Deux jours avant son arrestation, M. Al Manasif aurait pris une part active à la
transmission d’informations à des organisations internationales sur les modifications
apportées à la loi sur la presse et les publications.
67.
Des préoccupations ont été exprimées quant au fait que la situation de M. Al
Manasif pourrait être liée à son action en faveur des droits de l’homme, en particulier sa
participation à la collecte et la diffusion d’informations sur les violations des droits de
l’homme, ainsi que sa collaboration avec les mécanismes des Nations Unies et d’autres
organisations internationales de défense des droits de l’homme.
68.
Au moment de l’achèvement du présent rapport, le Gouvernement saoudien n’avait
pas répondu à cette communication.
10.
Sri Lanka
69.
Dans son rapport sur les communications (A/HRC/16/44/Add.1), la Rapporteuse
spéciale sur la situation des défenseurs des droits de l’homme s’est déclarée préoccupée par
le climat de peur qui semble régner, notamment la mise en cause pénale des défenseurs des
droits de l’homme, les menaces et les intimidations dont ils sont victimes à Sri Lanka,
s’agissant en particulier des journalistes et avocats travaillant sur les questions des droits de
l’homme. Elle s’inquiétait tout spécialement des menaces proférées à leur encontre, peutêtre en raison de leur coopération avec le Conseil des droits de l’homme et des titulaires de
mandat au titre des procédures spéciales, ce qui explique le petit nombre de plaintes reçues
au cours de la période considérée. Il semble que ce climat persiste dans le pays.
11.
Soudan
70.
Le 23 novembre 2010, plusieurs titulaires de mandat au titre des procédures
spéciales ont adressé un appel urgent19 concernant la situation des défenseurs des droits de
l’homme, notamment celle d’Abdelrahman Mohamed Al-Gasim.
71.
Le 29 octobre 2010, M. Al-Gasim aurait été arrêté par des membres du Service
national du renseignement et de la sécurité à Khartoum. Il aurait reçu des menaces des
autorités soudanaises alors qu’il participait à la quinzième session du Conseil des droits de
l’homme à Genève en septembre 2010. M. Al-Gasim militait en faveur de la prolongation
du mandat de l’expert indépendant sur la situation des droits de l’homme au Soudan et s’est
exprimé à plusieurs reprises devant le Conseil sur des violations de droits de l’homme
présumées commises par les autorités soudanaises dans le pays. Il était également membre
d’un groupe d’experts travaillant en marge sur le thème «Soudan: montée de l’impunité, de
la répression et des conflits». M. Al-Gasim devait participer à la présentation au titre de
l’Examen périodique universel du Soudan et assister à la quarante-huitième session de la
Commission africaine des droits de l’homme et des peuples à Banjul en novembre 2010.
72.
Selon les informations disponibles au moment de l’achèvement du présent rapport,
M. Al-Gasim ne serait plus en détention.
73.
Au moment de l’achèvement du présent rapport, le Gouvernement soudanais n’avait
pas répondu à cette communication.
19
A/HRC/16/44/Add.1, par. 2131 à 2136.
GE.11-15072 (EXT)
13
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