A/HRC/18/19 56. Au moment de l’achèvement du présent rapport, le Gouvernement malawien n’avait pas répondu à la communication. 8. Rwanda 57. Le 18 mars 2011, deux titulaires de mandat au titre des procédures spéciales ont adressé un appel urgent17 concernant la situation de Pascal Nyilibakwe, secrétaire exécutif de la section rwandaise de la Ligue des droits de l’homme dans la région des Grands Lacs, une supra-organisation indépendante qui travaille sur les questions des droits de l’homme au Rwanda. 58. En septembre 2010, M. Nyilibakwe avait été forcé de quitter le Rwanda après une campagne de menaces et de harcèlement à son encontre, apparemment liée à son rôle de secrétaire exécutif de l’organisation. 59. La Ligue des droits de l’homme dans la Région des Grands Lacs a participé à la préparation du rapport de la société civile au titre de l’Examen périodique universel du Rwanda, qui devait être présenté au Conseil des droits de l’homme en janvier 2011. Á cet égard il semble qu’en septembre 2009, des sessions de formation aient été organisées par la Ligue pour sensibiliser aux mécanismes régionaux et internationaux de protection à la disposition des défenseurs des droits de l’homme. Au cours de la deuxième session, un comité directeur aurait été établi pour recenser les problèmes de droits de l’homme et enquêter à leur sujet en vue de rédiger un rapport qui serait soumis dans le cadre du processus de l’Examen périodique universel. Le rapport final a été transmis à des organisations qui participaient au processus et présenté le 5 juillet 2010. En septembre 2010, la Ligue aurait été la cible d’une campagne de diffamation orchestrée par certaines organisations de la société civile qui avaient participé aux sessions de formation précitées. Ces organisations se seraient désolidarisées de la formation et du rapport produit, déclarant qu’elles figuraient à tort dans le rapport avec le résumé des informations devant être soumis pour l’Examen. Ces organisations auraient agi ainsi à la suite d’une pression exercée sur elles pour qu’elles retirent leur soutien à l’initiative susmentionnée. 60. Après la campane de diffamation, M. Nyilibakwe et le président du comité directeur ont quitté le pays, ayant reçu des menaces à leur encontre et à celle de leur famille. 61. Au moment de l’achèvement du présent rapport, le Gouvernement rwandais n’avait pas répondu à cette communication. 9. Arabie saoudite 62. Le 12 mai 2011, plusieurs titulaires de mandat au titre des procédures spéciales ont adressé un appel urgent18 concernant l’arrestation de Fadhel Al Manasif, défenseur des droits de l’homme très connu, qui a eu lieu dans le contexte des restrictions accrues du droit à la liberté d’expression après des modifications de la loi sur la presse et les publications. 63. Au cours des deux années écoulées, M. Al Manasif s’est attaché à signaler les violations des droits de l’homme, diffuser les informations recueillies par les Nations Unies et des organisations non gouvernementales et les publier sur les sites de réseaux sociaux. 64. Le 1er mai 2011, à la demande des officiers du département des enquêtes criminelles du Ministère de l’intérieur, M. Al Manasif s’est présenté au département des enquêtes criminelles à Al Awamieh, dans la province orientale. Selon les informations recueillies, M. Al Manasif a été immédiatement arrêté et placé en détention puis transféré au département des enquêtes criminelles du commissariat d’Al Kutaief. M. Al Manasif serait 17 18 12 A/HRC/17/27/Add.1, par. 1968 à 1976. A/HRC/18/51. GE.11-15072 (EXT)

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