A/HRC/27/38
4.
Cuba
21.
Lors de la cinquante-cinquième session du Comité pour l’élimination de la
discrimination à l’égard des femmes, Laritza Diversent et Yaremis Flores, deux
représentants de l’ONG Cubalex, auraient été victimes d’actes de harcèlement,
d’intimidation et de représailles. À leur arrivée à l’aéroport de Genève le 7 juillet 2013, un
individu, identifié plus tard comme un membre de la Mission permanente de la République
de Cuba auprès de l’Office des Nations Unies à Genève et des autres organisations
internationales ayant leur siège en Suisse, les a pris en photographie sans leur permission, et
leur a dit qu’il savait qui ils étaient. Le jour suivant, lors d’une séance d’information privée
destinée aux ONG, des membres d’ONG qui auraient des liens avec le Gouvernement
cubain ont harcelé et insulté Mme Diversent et M. Flores. L’individu qui les avait
photographiés à l’aéroport a pris d’autres clichés d’eux durant la séance d’information
publique informelle organisée par le Comité pour les ONG, disant, entre autres choses,
qu’il savait ce qu’ils faisaient. Le Président du Comité et quatre rapporteurs spéciaux ont
attiré l’attention sur ces événements dans des courriers séparés 26 , auxquels le
Gouvernement cubain a répondu le 29 juillet 2013 et le 19 août 2013. Dans sa réponse aux
rapporteurs spéciaux, le Gouvernement a fourni des informations détaillées sur l’affaire et a
rejeté les allégations27.
5.
République populaire démocratique de Corée
22.
Les travaux de la Commission d’enquête sur la situation des droits de l’homme en
République populaire démocratique de Corée ont été entravés par les craintes de
représailles à l’encontre des personnes coopérant avec la Commission ou des membres de
leur famille résidant encore dans le pays. Les personnes concernées sont des victimes
présumées, des experts de la situation en République populaire démocratique de Corée, des
travailleurs humanitaires, des journalistes et des diplomates. De ce fait, la Commission n’a
entendu que des victimes présumées et des témoins qui n’avaient pas de proches dans le
pays et qui ne couraient donc pas, en principe, de danger trop élevé 28 . La République
populaire démocratique de Corée a indiqué, par le biais de son agence de presse officielle,
que ces témoignages étaient des « calomnies » présentées à la Commission par des
« déchets de l’espèce humaine »29.
6.
Égypte
23.
Le 24 décembre 2013, plusieurs titulaires de mandat au titre des procédures
spéciales ont fait état d’allégations d’actes d’intimidation et de représailles commis par les
services de sûreté de l’État égyptien à l’encontre de représentants du Centre égyptien pour
les droits économiques et sociaux, consistant en une descente de police et des arrestations,
en raison de leur collaboration avec le Comité des droits économiques, sociaux et culturels
et le mécanisme de l’Examen périodique universel de l’Égypte30. Le 18 décembre 2013,
vers minuit, plus de 60 membres de la police et des agents de sécurité auraient fait une
descente dans les bureaux du Centre, durant laquelle ils auraient menacé le personnel avec
des armes à feu. Après avoir endommagé du matériel et confisqué plusieurs ordinateurs
portables, des agents ont arrêté Mostafa Eissa, chef de l’unité des documentaires, Mahmoud
Bilal, un avocat du Centre, Mohamed Adel, un bénévole, et trois autres membres du
26
27
28
29
30
GE.14-59951
A/HRC/25/74, affaire CUB 4/2013.
Ibid.
A/HRC/25/63, par. 19, et A/HRC/25/CRP.1, par. 34, 51, 53, 58 et 59.
Compte rendu oral du président de la Commission d’enquête sur la situation des droits de l’homme
en République populaire démocratique de Corée, vingt-quatrième session du Conseil des droits de
l’homme, Genève, 16 septembre 2013.
A/HRC/26/21, affaire EGY 19/2013.
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