A/HRC/27/38
résolution 24/24 du Conseil5. Le Conseil a adopté d’autres résolutions traitant de la question
des représailles, notamment la résolution 24/7 sur la détention arbitraire6 et la résolution
24/21 intitulée « Champ d’action de la société civile : créer et maintenir, en droit et dans la
pratique, un environnement sûr et favorable ».
4.
J’ai fait part de ma vive préoccupation à l’égard des actes de représailles à plusieurs
reprises au cours de la période considérée, notamment lors du débat de haut niveau du
Conseil des droits de l’homme tenu le 3 mars 2014 et d’une réunion-débat sur la protection
de la société civile organisée le 11 mars 2014. Lors de cette réunion, le Haut-Commissaire
adjoint des Nations Unies aux droits de l’homme et moi-même avons souligné que la
société civile était un partenaire indispensable à l’ONU et que les acteurs de la société
civile devaient pouvoir faire leur travail librement, de façon indépendante et à l’abri de
toute crainte et de tout acte d’intimidation ou de représailles. Dans ses observations finales
venant clôturer la vingt-cinquième session, le Président du Conseil des droits de l’homme a
condamné les actes d’intimidation et les représailles et a insisté sur le fait que toutes les
mesures devaient être prises pour prévenir ces actes inacceptables7.
5.
Lors de l’événement de haut niveau sur le soutien à la société civile organisé le
23 septembre 2013, le Vice-Secrétaire général a exprimé, en mon nom, l’inquiétude que
nous inspiraient les pressions et les restrictions croissantes auxquelles la société civile
faisait face dans de nombreux pays, en particulier celles dues à l’adoption de nouvelles
lois8. Je souhaite réaffirmer les préoccupations que j’avais exprimées dans le rapport de
l’année précédente concernant l’adoption de nouvelles lois et réglementations qui avaient
compliqué, pour certaines organisations non gouvernementales (ONG), la perception
de fonds venant de l’étranger, et notamment du Fonds de contributions volontaires des
Nations Unies pour les victimes de la torture et du Fonds de contributions volontaires des
Nations Unies pour la lutte contre les formes contemporaines d’esclavage9. Ces difficultés
ont persisté dans au moins quatre pays au cours de la période couverte par le présent
rapport. Dans certains cas, des réglementations restrictives peuvent empêcher les
représentants de la société civile d’avoir accès aux mécanismes de défense des droits de
l’homme de l’ONU.
6.
Au cours de la réunion annuelle des titulaires de mandat au titre des procédures
spéciales de 2013, le Président du Comité de coordination a fait observer que plusieurs
titulaires de mandat avaient soulevé la question des représailles durant leurs échanges avec
le Conseil des droits de l’homme. Il a également indiqué qu’il avait examiné la question
avec plusieurs parties prenantes et qu’il leur avait demandé de maintenir une position très
ferme concernant les représailles10. Le 10 décembre 2013, les titulaires de mandat au titre
des procédures spéciales ont fait part, dans une déclaration conjointe, de leur profonde
préoccupation à l’égard des actes de représailles contre toute personne coopérant avec eux
et déclaré qu’ils attendaient avec impatience la nomination du coordonnateur chargé de la
question des représailles11. Dans son dernier rapport au Conseil, la Rapporteuse spéciale sur
la situation des défenseurs des droits de l’homme a indiqué qu’elle avait envoyé environ
50 communications relatives à des affaires de représailles au cours de son mandat 12 .
En novembre 2013, le Comité des disparitions forcées et le Groupe de travail sur les
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Débat général sur le point 5 de l’ordre du jour, déclaration du Botswana, disponible sur
http://webtv.un.org.
Résolution 24/7 du Conseil des droits de l’homme, par. 10.
Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), communiqué de presse,
28 mars 2014.
Communiqué de presse des Nations Unies, 23 septembre 2013 (SG/SM/15314).
A/HRC/24/29, par. 12.
A/HRC/24/55, par. 15.
Communiqué de presse du HCDH, 10 décembre 2013.
A/HRC/25/55, par. 42.
GE.14-59951