A/HRC/27/38
I. Introduction
1.
Le présent rapport est soumis en application de la résolution 12/2 du Conseil des
droits de l’homme, dans laquelle le Conseil invitait le Secrétaire général à lui soumettre un
rapport annuel sur les représailles dont des personnes auraient été victimes pour avoir
coopéré avec l’Organisation des Nations Unies (ONU), ses représentants et ses mécanismes
dans le domaine des droits de l’homme. Depuis l’adoption de cette résolution, j’ai rendu
compte des faits les plus récents constatés par les organismes des Nations Unies en ce qui
concerne les actes d’intimidation et de représailles commis par des acteurs étatiques et non
étatiques à l’encontre d’individus et de groupes ayant coopéré avec les mécanismes de
défense des droits de l’homme mis en place par l’ONU, ainsi que des allégations qui
portent sur un large éventail de violations couvrant les menaces, les interdictions de
voyager, la détention arbitraire mais aussi la torture et, malheureusement, la mort. J’ai
affirmé à maintes reprises que de tels actes étaient inacceptables et qu’ils nuisaient au
fonctionnement du système des Nations Unies dans son ensemble, y compris de ses
mécanismes de défense des droits de l’homme.
2.
J’accueille avec satisfaction la résolution 68/181 de l’Assemblée générale, en date
du 18 décembre 2013, sur la promotion de la Déclaration sur le droit et la responsabilité des
individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l’homme
et les libertés fondamentales universellement reconnus : protection des défenseuses des
droits de l’homme/défenseurs des droits des femmes, dans laquelle l’Assemblée a demandé
aux États de s’abstenir de tout acte d’intimidation ou de représailles à l’encontre des
défenseuses des droits de l’homme/défenseurs des droits des femmes qui coopèrent, ont
coopéré ou cherchent à coopérer avec les institutions internationales, et de leur accorder la
protection voulue contre de tels actes. Elle y a également réaffirmé le droit de chacun
d’accéder sans entrave aux organes internationaux, en particulier à l’Organisation des
Nations Unies et à ses mécanismes de défense des droits de l’homme, et de communiquer
avec eux1. En outre, je salue l’adoption de la résolution 68/268 de l’Assemblée générale, en
date du 9 avril 2014, sur le renforcement et l’amélioration du fonctionnement de l’ensemble
des organes conventionnels des droits de l’homme, dans laquelle l’Assemblée a condamné
tous les actes d’intimidation et de représailles dirigés contre les individus ou les groupes qui
contribuent aux travaux des organes conventionnels des droits de l’homme et exhorté les
États à prendre les mesures appropriées2.
3.
Dans sa résolution 24/24, datée du 27 septembre 2013, sur la coopération avec
l’Organisation des Nations Unies, ses représentants et ses mécanismes dans le domaine des
droits de l’homme, le Conseil des droits de l’homme a prié instamment les États de prendre
des mesures préventives contre les actes de représailles et de faire en sorte que les auteurs
de ces actes aient à en répondre, et a encouragé les États à créer un centre de liaison
national. Il m’a également demandé de désigner un coordonnateur principal des Nations
Unies chargé de la question des représailles 3 . L’Assemblée générale est convenue
d’attendre pour examiner la résolution 24/24 du Conseil et pour se prononcer à son sujet
afin de permettre la poursuite des consultations sur cette question et a décidé d’achever
l’examen de la résolution avant la fin de sa soixante-huitième session 4 . À la vingtcinquième session du Conseil des droits de l’homme, le 19 mars 2014, le Botswana a fait
une déclaration au nom de 54 pays au cours de laquelle il a souligné la nécessité de lutter
contre les représailles et exprimé l’espoir que l’Assemblée générale donnerait suite à la
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GE.14-59951
Résolution 68/181 de l’Assemblée générale, par. 17 et 18.
Résolution 68/268 de l’Assemblée générale, par. 8.
Résolution 24/24 du Conseil des droits de l’homme, par. 7.
Résolution 68/144 de l’Assemblée générale, par. 2 et 3.
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