A/HRC/27/38
les cas signalés de harcèlement de familles fassent l’objet d’enquêtes et que les familles
bénéficient d’une protection. Depuis lors, plusieurs membres de cette organisation ont été
harcelés et menacés par la police. Les familles des victimes se sont senties intimidées par le
redéploiement dans la zone de certains membres du personnel militaire qui seraient
responsables des disparitions. Par la suite, au moins 28 familles auraient quitté leur foyer
par peur de représailles 34 . À la date de l’établissement de la version finale du présent
rapport, le Gouvernement kényan n’avait pas répondu à la communication conjointe
envoyée le 31 juillet 2013 par un groupe de titulaires de mandat au titre des procédures
spéciales.
27.
Le 17 septembre 2013, à Bungoma, dans la province occidentale du pays, Peter
Wanyama Wanyonyi, avocat défenseur des droits de l’homme, a été tué par balle par des
inconnus armés alors qu’il rentrait chez lui après une réunion. M. Wanyonyi aurait
contribué à rassembler des informations sur les cas susmentionnés de disparitions forcées,
dont un certain nombre avait été transmis au Groupe de travail sur les disparitions forcées
ou involontaires35. À la date de l’établissement de la version finale du présent rapport, le
Gouvernement n’avait pas répondu à la communication conjointe envoyée le 26 septembre
2013 par un groupe de titulaires de mandat au titre des procédures spéciales.
9.
Malaisie
28.
Le 22 janvier 2014, quatre titulaires de mandat au titre des procédures spéciales ont
fait état d’allégations d’actes de représailles contre la Coalition des organisations non
gouvernementales malaisiennes (COMANGO), qui avait présenté des communications aux
fins de l’Examen périodique universel concernant la Malaisie36. Après avoir lancé un forum
en ligne intitulé « Combattre la menace du libéralisme et les chiites » le 2 octobre 2013,
COMANGO a commencé à recevoir des menaces quotidiennes, notamment de la part
d’agents du Gouvernement. En novembre 2013, l’organisation Ikatan Muslimin Malaysia
aurait distribué 70 000 dépliants sur les « cerveaux » de COMANGO avec des photos des
personnes visées, et aurait annoncé qu’elle allait lancer une campagne nationale à leur
encontre. Le 20 novembre 2013, le Ministre des affaires islamiques a déclaré, dans son
discours liminaire au Forum sur les droits universels, que les droits de l’homme, tels qu’ils
sont énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, sont susceptibles de
créer une discordance au sein de la société. Le 8 janvier 2014, le Ministère de l’intérieur a
publié un communiqué de presse dans lequel il a déclaré que COMANGO était une
organisation illégale. Par l’intermédiaire de son porte-parole, la Haut-Commissaire des
Nations Unies aux droits de l’homme a fait part de sa préoccupation concernant ce qui
− semblait − être un acte de représailles37 et a engagé le Gouvernement à faire en sorte que
la société civile puisse mener ses activités légitimes sans intimidation ni harcèlement. Lors
de la finalisation du présent rapport, aucune réponse n’avait été reçue du Gouvernement.
10.
Pakistan
29.
À la suite d’une réunion avec le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou
involontaires, en septembre 2012, pendant la visite du Groupe au Pakistan, le Président de
l’organisation Voice for Baloch Missing Persons (Voix des Baloutches disparus), Nasrullah
Baloch, et son vice-président ont reçu des menaces d’un ou plusieurs inconnus. Lorsqu’ils
ont tenté de déposer un premier rapport d’information auprès de la police, le responsable du
poste de police aurait refusé d’agir. Après la marche de sensibilisation aux disparitions
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GE.14-59951
A/HRC/25/74, affaire KEN 3/2013.
A/HRC/25/74, affaire KEN 5/2013.
A/HRC/26/21, affaire MYS 1/2014.
HCDH: Notes de la conférence de presse du 10 janvier 2014 sur le Soudan du Sud, la Malaisie et le
Myanmar.
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